Voir les 0 commentaires

Le Belota est le plus grand jambon cru au monde. Avec la truffe, c'est sûrement l'un des mets les plus complexes, d'un arôme intense comparable au vin. Il est produit à base de porc noir ibérique nourrit exclusivement à base de "glands", ou "belota" dans sa traduction espagnole. Le Serrano, quant à lui, est un jambon cru issu de la patte arrière d’un porc blanc.
A ne pas confondre avec la "Pata Negra" ou "patte noire" en espagnol qui n’est ni une appellation, ni une catégorie de jambon, mais plutôt une race de cochon sauvage à partir duquel sont faits différents produits tels que le jambon ibérique, le chorizo ibérique, le lomo ibérique, le saucisson ibérique ou la mordilla ibérique,etc.
Le Belota ou le Serrano sont deux grands jambons crus très différents. le Serrano est rond, possède un joli moelleux, on est davantage sur le gras.
Le belota est dans un style plus tendu, dense, avec une belle salinité naturelle. On peut même parler de vivacité. Le Belota est un jambon qui reste dans un esprit artisanal alors que le Serrano est plus industriel et possède moins de charisme.
Pour ces deux jambons, il faudra donc des vins au style assez différent. Premièrement, tordons le cou aux idées reçues: qui dit jambon cru ne dis pas vin rouge!
La meilleure couleur est le blanc, pour un jambon qui joue dans un style de finesse. Un vin rouge casserait la bouche et enlèverait toute longueur en bouche. Le blanc, quant à lui, aère la bouche, retend le jambon est l’emmène en longueur.
Le Serrano appelle des blancs ronds, gourmands, sur le fruit qui possède un jolis gras. Un Viré-Clessé du domaine Guillemot Michel apportera gourmandise et finesse au jambon. Ce très beau chardonnay en biodynamie me vient tout de suite à l’esprit. Aussi, un blanc de Loire comme le Cheverny de chez Hervé Villemade en sauvignon, chardonnay dans un registre plus tendu, vif, ira également à merveille.
Et si vous voulez aller dans un esprit plus original, essayez un cydre, plus particulièrement ceux de chez Eric Bordelet. De très beaux cidres aériens, subtils et tranchés. Des bulles avec du jambon cru ? Audacieux, mais évident quand on y a goutté! La finesse et délicatesse de la bulle enrobe le gras du jambon.
Avec du Bellota, recherchez des blancs plus tendus, dans un registre de minéralité. La cuvée Les Graviers de chez Stéphane Tissot, dans le Jura, est le vin qu’il vous faut. Ce chardonnay, dans un esprit incisif, vif, est un moment de pur bonheur. Aussi, un Sauvignon de Loire comme un Sancerre de domaine Vacheron et plus particulièrement la cuvée Guignechèvre, un blanc d’une grande minéralité, épuré, suave.
Et puis pour finir sur une bulle, un champagne de chez Jacques Lassaigne amplifiera les notes salines et tendues du Belota. Fraicheur, tension et délicatesse sont à rechercher!
Et maintenant, buen provecho!
Aujourd’hui, passons au banc d’essai deux côtes du Rhône rouges : le domaine de l’Espigouette et le domaine du Trapadis.
Les côtes du Rhône, c’est surement ce qui se fait de mieux en rapport qualité prix.
Le soir, le dimanche en famille ou pour d’autres occasions, quand vous voulez choisir une bouteille, que vous voulez pas vous casser la tête pendant cent ans et ne pas vous ruiner, le côtes du Rhône c’est le mieux !
J’ai choisi deux vins à moins de 10€ et chacun dans un style différent.
Le domaine de l’Espigouette, côtes du Rhône 2010

Domaine situé à Violes dans le Vaucluse, il est dirigé depuis quatre générations par la famille Latour. Ils s’efforcent de faire des vins les plus frais et équilibré possible. Des rouges gourmands, faciles et croquants. Le C.D.R est issus de vieilles vignes de plus de 45 ans, le vin est élevé 12 mois en cuve béton, pour garder de la fraicheur et du fruit. La composition est de 70% grenache, 10% syrah, 10% mourvèdre, 5% carignan et 5% cinsault.
Le nez est gourmand, plein de fraicheur, le menthol se mêle à des notes de garrigues et fruits noirs. L’attaque en bouche est franche, gourmande, sur le fruit. La trame tannique est fine, ronde et dotée d’une belle concentration. C’est un rouge rafraichissant mais qui possède un joli caractère. C’est bon, très bon même, on en redemande. C’est un rouge sudiste plein de complexité tout en fraîcheur. Prix : 6, 70€
Domaine du Trapadis, côtes du Rhône 2008
Ce domaine situé sur Rastaeau est tenu par Helen Durand. C’est pour moi l’un des futurs grands de la vallée du Rhône. Il lui manque juste des vignes sur Châteauneuf du Pape pour être reconnu à sa juste valeur. Helen ne fait pas des côtes du Rhône comme tout le monde. Quand on goûte ses vins, on se tourne vers la Bourgogne. On est dans la recherche de la longueur, de la tension. Ce sont des vins tranchants, où l’équilibre acidité/alcool est sublimé. On est dans l’esprit des vins de Reynaud. Helen est un vigneron qui passe beaucoup de temps dans la vigne pour essayer de travailler le moins possible ses vins.
J’ai décidé de présenter le 2008 pour montrer que le côte du Rhône a un joli potentiel de vieillissement même sur un millésime pas facile. Le nez est fin, il possède une belle fraicheur et un joli côté crayeux. L’attaque est tendue mais en même temps fraiche et délicate. C’est floral, salin, élégant. Cela fait très « bourgogne ». Comme quoi, le grenache est un cépage délicat. La bouche est longue, toujours sur la tension. C’est beau, on se régale. Le millésime en vente à l’heure actuelle est le 2010 prix : env. 7€.
C’est la rencontre entre un auteur de BD, Etienne Davodeau et un vigneron, Richard Leroy. A priori rien ne rassemble ces deux mondes et pourtant, pages après pages, on se rend compte que le vin et la BD ont des similitudes.
Chacun raconte une histoire, un engagement. A découvrir si ce n'est déja fait.![]()
Cela fait un petit bout de temps que ce livre est sorti mais ce tour du monde vous fait voyager par les mots et vous donne l'envie au fil des pages de boire une gorgée de ces vins insolites. A lire sans modération.